Rose
01 oct.
Par Pheebye à 17:05 Conte de Phee' #85
Rose est une jeune femme pas trop idiote mais pas super érudite, pas spécialement jolie, mais pas moche non plus.
On ne se retourne pas sur elle lorsqu’elle traverse la rue, on ne la connait même pas.
D’ailleurs, elle n’a pas d’amis.
Ca fait 20 ans que Rose est ignorée.
Elle est née, fille parmi 7 autres filles, comme les autres. Avec son tempérament calme et posé, elle n’a jamais attiré l’attention sur elle, pas de bêtises, pas d’extravagance, aucune particularité, sauf le fait qu’elle soit complètement invisible.
Un jour, Rose en a gros… Les garçons ne la voient pas, et quand bien même ils ne s’en souviennent pas. Dur ! Elle en a vraiment gros…
Il lui faut agir. Et très vite. Après trois boutiques, un relooking complet et cinq bouquins de ‘je combats mon manque de confiance en moi’, Rose est métamorphosée.
Enfin, elle n’est plus la même intérieurement en elle-même, de dehors, ce n’est pas flagrant.
Le regard des autres ne change pas, seule sa vision d’elle de elle est différente. Alors, elle attaque.
« Si on ne me voit pas, je peux faire ce que je veux, ou je le veux, quand je le veux et avec qui je veux » se dit elle.
Et elle s’exécute.
Elle chante, elle danse, au beau milieu de la route, dans les rayons de la superette, à la cantine, partout. Elle rit, elle hurle, elle chahute les gens, embrasse a tour de bras les beaux garçons.
Et petit à petit, les rumeurs se lèvent, Rose prend de la contenance. Et ca lui plait.
« Continuons, je m’amuse vraiment bien pour une fois » pensa t elle.
Et tous les midis, entre le place du village et le soleil de plomb, on peut voir une jeune fille qui tourne, sautille, danse, à en perdre la tête.
Et les curieux s’approchent, les grenouilles se signent, les jeunes hommes enlèvent leur t-shirt et boivent du cola light et les femmes crient à la diablesse.
Les femmes et ses propres sœurs la jalousent, la maudissent, la trainent dans la boue. Alors Rose, qui ne se laisse plus faire, de temps en temps vole un mari, affole un fils, raconte des histoires aux jeunes filles. Ce qui rend les femmes et mères hystériques.
La hache de guerre est déterrée, le mot et lâché, la chasse à la sorcière est ouverte.
Elles vont la tondre, la bannir, la bruler.
Rose, victime de son audace, devrait se cacher. Mais elle n’en fera rien.
Toute sa courte vie, personne ne l’avait remarqué, désormais, martyre ou sorcière, elle marque les esprits. Et c’est bien là sa victoire.
On ne se retourne pas sur elle lorsqu’elle traverse la rue, on ne la connait même pas.
D’ailleurs, elle n’a pas d’amis.
Ca fait 20 ans que Rose est ignorée.
Elle est née, fille parmi 7 autres filles, comme les autres. Avec son tempérament calme et posé, elle n’a jamais attiré l’attention sur elle, pas de bêtises, pas d’extravagance, aucune particularité, sauf le fait qu’elle soit complètement invisible.
Un jour, Rose en a gros… Les garçons ne la voient pas, et quand bien même ils ne s’en souviennent pas. Dur ! Elle en a vraiment gros…
Il lui faut agir. Et très vite. Après trois boutiques, un relooking complet et cinq bouquins de ‘je combats mon manque de confiance en moi’, Rose est métamorphosée.
Enfin, elle n’est plus la même intérieurement en elle-même, de dehors, ce n’est pas flagrant.
Le regard des autres ne change pas, seule sa vision d’elle de elle est différente. Alors, elle attaque.
« Si on ne me voit pas, je peux faire ce que je veux, ou je le veux, quand je le veux et avec qui je veux » se dit elle.
Et elle s’exécute.
Elle chante, elle danse, au beau milieu de la route, dans les rayons de la superette, à la cantine, partout. Elle rit, elle hurle, elle chahute les gens, embrasse a tour de bras les beaux garçons.
Et petit à petit, les rumeurs se lèvent, Rose prend de la contenance. Et ca lui plait.
« Continuons, je m’amuse vraiment bien pour une fois » pensa t elle.
Et tous les midis, entre le place du village et le soleil de plomb, on peut voir une jeune fille qui tourne, sautille, danse, à en perdre la tête.
Et les curieux s’approchent, les grenouilles se signent, les jeunes hommes enlèvent leur t-shirt et boivent du cola light et les femmes crient à la diablesse.
Les femmes et ses propres sœurs la jalousent, la maudissent, la trainent dans la boue. Alors Rose, qui ne se laisse plus faire, de temps en temps vole un mari, affole un fils, raconte des histoires aux jeunes filles. Ce qui rend les femmes et mères hystériques.
La hache de guerre est déterrée, le mot et lâché, la chasse à la sorcière est ouverte.
Elles vont la tondre, la bannir, la bruler.
Rose, victime de son audace, devrait se cacher. Mais elle n’en fera rien.
Toute sa courte vie, personne ne l’avait remarqué, désormais, martyre ou sorcière, elle marque les esprits. Et c’est bien là sa victoire.

Commentaires
1. Le lundi 1 octobre 2007 à 19:07, par Alice
2. Le lundi 1 octobre 2007 à 19:19, par Mémé
3. Le mardi 2 octobre 2007 à 08:22, par Pheebye
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