PheebyePheebye

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lundi 19 novembre 2007

Il est ou mon bol ????

On ne peut pas dire que ce soit byzance à la maison...
Je dirai même que la caillasse se fait de plus en plus rare. Le frigo est vide de chez vide, y'a même plus une biscotte pour se faire un toast de sauce aigre-douce, parce que je ne sais pas si tu as remarqué, mais quand on dit le frigo est vide, il n'est pas totalement vide comme chez Darty. Il reste dedans toujours des trucs qui ne servent à rien. Genre, le petit sachet d'huile pimenté pizza put, ou une petite boite de taponade que tata t'a offert et que t'aimes pas les olives, un grand pot de sauce augre-douce parce que un jour tu as acheté des ravioli crevette chez les freres tang et que tu n'as pas tout utilisé, ou les epices à burritos mais pas les burritos et puis de toute facon y a rien pour mettre dedans.
Enfin, c'est un peu la crise (rhooo ça va... ca fait que 6 jours que c'est juste un peu le bordel...), les réserves de conserves sont presque épuisée, l'abris anti-atomique n'est pas encore fini, et le malin me poursuit !
Le malin, l'enc*** oui! Comme c'est un peu la dèche dans ma tirelire, il a envoyé un méchand pour voler le portefeuille de mon coloc, donc, pour qu'il subvienne à ses besoins, je le dépanne. Normal. En plus c'est les grèves, un peu, alors comme on ne peut pas rentrer dans notre joli loft avec vue sur la mer etc..., on squatte un café ( enfin pas n'importe lequel... le plus mieux) et on attend un peu pour prendre un taxi ( allez !!! craque ton slip !).
Alors vendredi, je dis :" Non ça suffit!". Comme ça, décidée et tout. J'ai pris mon coloc de rêve sous mon bras, les clés de voiture et l'autoradio et hop partis! Et ben, non, c'est pas possible, la voiture ne démarre pas.
CHIOTTTTTTE! hurlais-je dans le froid du petit matin!
Du coup, marche, froid, metro, chaud, ecrabouilés, dehors, froid, malaise (tremblotte, larmes, jambes en coton!)
Rhoooo putain!!! Hop allez on va au café.
Arrivé boulot, tout va mieux, week end boulot, galère pour changer batterie, ami trouver batterie, samedi café au soir après moi travail, Mr Wouaw est passé, toujours aussi Wouaw, lui sauterai bien dessus, encore...
Lundi matin... bon me voilà à pied, c'est pas loin où je vais mais bon... Coloc prend ma bagniole pour allez travailler... C'est pas grave, je vais galérer ce soir, j'ai juste une voiture à la disposition de tout le monde... Je la demanderai si vraiment un jour j'en ai besoin par formulaire en triple exemplaires...
Lundi midi ça se gatte... Mon Très cher PheebyePhone à appris à nager... dans les chiottes!
Le con! Je sais, il était dans ma poche arrière, il a attendu que j'avais le dos tourné pour plonger. J'aurais du me méfier...

Enfin constat de la semaine :
- Impots
- Taxe d'habitation + redevance tv
- Dépan' Bilou
- Batterie neuve que même ils ne s'emmerdent pas les enflures...
- Frigo vide mort
- Telélé hs

Je crois que je vais me mettre à boire pour oublier...

mardi 13 novembre 2007

Soeurette vs Frérot

A la télé, une pub pour la Nintendo DS et le méga cours d'anglais qu'il me faut trop tellement ça va m'être vachement utile pour que je termine mon Harry Potter en anglais....

Pheeb' : Wouaw!! C'est ça que je veux!!!
spUd' : Ah!!! Tu veux m'acheter la Nintendo DS ????!!! ( il jubile presque, là...)
Pheeb' : Non, c'est ce que tu DOIS m'acheter.
spUd : Mais jamais de la vie!
Pheeb':(hum ?!!!)
spUd : Ben, ouais parce qu'après, tu vas tout le temps être dessus et tu ne feras plus à manger, ni le ménage. Tandis que moi, ça changera rien.


Pfft!

jeudi 8 novembre 2007

Coup de pompe.

Socquette allongée sur le sable, au soleil, porte à sa bouche son gobelet de café, avale une gorgée du pur nectar de jus de chaussette acheté chez Gringo, le bar de la plage.

Godillot est là bas, entouré par l’écume des vagues qui viennent se suicider à ses pieds. Il revient d’une course folle contre lui-même à peine essoufflé. Il s’est frotté à des murs d’eau salés, il a nagé jusqu’à la grosse bouée en maillot orange qui faisait la planche au large de la plage, lui a donné un bonjour sans retour et est revenu. Maintenant il marche en direction de Socquette.

Socquette le regarde, pense qu’elle n’a pas de meilleur ami que lui. Qu’elle l’aime bien, même plus que bien. En tout cas au delà de ses attentes à lui. Lui, ne la voit pas, il l’aime bien aussi mais de toute façon en dessous de ses espérances à elle.

Godillot s’approche, elle aimerait que le temps ralentisse car elle a encore besoin de temps pour prolonger sa réflexion. Dès qu’il sera la étendu prêt d’elle, elle perdra le fil de ses idées, troublée.

Elle continue et se dépêche. Penser vite, plus vite. Pourquoi lui et pas un autre ? Tant de différences mais beaucoup de complicité. Elle est blessée, il l’est aussi. Il est commun mais pas pour elle. Pourquoi ? Elle s’égare, ce n’est pas la question qui convient.
En même temps il lui est compliqué en ayant la réponse, de poser la question qui la dérangera le moins. Ils sont amis et ne seront jamais qu’ami. Voila l’idée qui doit être celle de départ. On reprend tout mais cette fois, à l’envers.

Il s’est arrêté et papote avec un môme qui à envoyé son ballon un peu trop loin, comme pour demander à qui veut l’entendre: « Tu joues avec moi ? ». Lui, l’a entendu.

Elle s’est éprise de son ami. Parce qu’il ne lui fait pas peur. Parce qu’il a besoin plus qu’il ne le croit de tendresse et qu’elle en a des tonnes en stock. Parce qu’il ne l’agace pas. Parce qu’il l’agace quand même parfois. Parce qu’il la touche, parce qu’il la fait rire, parce qu’il… tout doux ma belle tu t’égares, recentre le débat !
Parce qu’elle a besoin de sa présence. Parce qu’elle le supporterait. Parce que c’est le seul qu’elle connaisse et qu’elle supporterait.

Godillot s’est remis en route, le gamin est retourné voir sa mère. Son ombre est déjà là, d’abord sur ses pieds puis remonte jusqu’à son ventre. Il secoue la tête pour faire tomber les quelques goutes qui lui restent accrochées aux cheveux sur Socquette, elle râle, il rie, et s’assoit.

Socquette sait maintenant. Elle a compris. Elle s’était simplement trompée, elle avait fait ce choix pour de mauvaises raisons. Elle l’a idéalisé mais pas tant que ça. Elle s’en veut d’avoir ébranlé leur amitié pour rien. Presque rien.

Et ce soir, chez Gringo, ce sera comme un nouveau départ. Socquette ne le verra plus de la même façon. Il redeviendra un ami. Un simple ami, cher, mais simple.
Et qui sait, pour des siècles et des siècles. Enfin, quelques mois peut être…

samedi 3 novembre 2007

L'horloge

Horloge! dieu sinistre, effrayant, impassible,
Dont le doigt nous menace et nous dit : "Souviens-toi !"
Les vibrantes Douleurs dans ton coeur plein d'effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible;

Le plaisir vaporeux fuira vers l'horizon
Ainsi qu'une sylphide au fond de la coulisse;
Chaque instant te dévore un morceau du délice
A chaque homme accordé pour toute sa saison

Trois mille six cents fois par heure la Seconde
Chuchote: Souviens-toi!- Rapide, avec sa voix
D'insecte, Maintenant dit : Je suis Autrefois,
Et j'ai pompé ta vie avec ma trompe immonde!

Remember! Souviens-toi! Prodigue! Esto memor!
( Mon gosier de métal parle toutes les langues.)
Les minutes, mortel folâtre, sont des gangues
Qu'il ne faut pas lâcher sans en extraire l'or!

Souviens-toi que le Temps est un joueur avide
Qui gagne sans tricher, à tout coup! c'est la loi,
Le jour décroit; la nuit augmente; souviens-toi!
La gouffre a toujours soif; la clepsydre se vide,

Tantôt sonnera l'heure où le divin Hasard,
Où l'auguste Vertu, ton épouse encore vierge,
Où le Repentir même ( oh! la dernière auberge! ),
Où tout te dira : Meurs vieux lâche! il est trop tard!


Charles Baudelaire (Les fleurs du mal)