Coup de pompe.
08 nov.
Par Pheebye à 15:01 Conte de Phee' #93
Socquette allongée sur le sable, au soleil, porte à sa bouche son gobelet de café, avale une gorgée du pur nectar de jus de chaussette acheté chez Gringo, le bar de la plage.
Godillot est là bas, entouré par l’écume des vagues qui viennent se suicider à ses pieds. Il revient d’une course folle contre lui-même à peine essoufflé. Il s’est frotté à des murs d’eau salés, il a nagé jusqu’à la grosse bouée en maillot orange qui faisait la planche au large de la plage, lui a donné un bonjour sans retour et est revenu. Maintenant il marche en direction de Socquette.
Socquette le regarde, pense qu’elle n’a pas de meilleur ami que lui. Qu’elle l’aime bien, même plus que bien. En tout cas au delà de ses attentes à lui. Lui, ne la voit pas, il l’aime bien aussi mais de toute façon en dessous de ses espérances à elle.
Godillot s’approche, elle aimerait que le temps ralentisse car elle a encore besoin de temps pour prolonger sa réflexion. Dès qu’il sera la étendu prêt d’elle, elle perdra le fil de ses idées, troublée.
Elle continue et se dépêche. Penser vite, plus vite. Pourquoi lui et pas un autre ? Tant de différences mais beaucoup de complicité. Elle est blessée, il l’est aussi. Il est commun mais pas pour elle. Pourquoi ? Elle s’égare, ce n’est pas la question qui convient.
En même temps il lui est compliqué en ayant la réponse, de poser la question qui la dérangera le moins. Ils sont amis et ne seront jamais qu’ami. Voila l’idée qui doit être celle de départ. On reprend tout mais cette fois, à l’envers.
Il s’est arrêté et papote avec un môme qui à envoyé son ballon un peu trop loin, comme pour demander à qui veut l’entendre: « Tu joues avec moi ? ». Lui, l’a entendu.
Elle s’est éprise de son ami. Parce qu’il ne lui fait pas peur. Parce qu’il a besoin plus qu’il ne le croit de tendresse et qu’elle en a des tonnes en stock. Parce qu’il ne l’agace pas. Parce qu’il l’agace quand même parfois. Parce qu’il la touche, parce qu’il la fait rire, parce qu’il… tout doux ma belle tu t’égares, recentre le débat !
Parce qu’elle a besoin de sa présence. Parce qu’elle le supporterait. Parce que c’est le seul qu’elle connaisse et qu’elle supporterait.
Godillot s’est remis en route, le gamin est retourné voir sa mère. Son ombre est déjà là, d’abord sur ses pieds puis remonte jusqu’à son ventre. Il secoue la tête pour faire tomber les quelques goutes qui lui restent accrochées aux cheveux sur Socquette, elle râle, il rie, et s’assoit.
Socquette sait maintenant. Elle a compris. Elle s’était simplement trompée, elle avait fait ce choix pour de mauvaises raisons. Elle l’a idéalisé mais pas tant que ça. Elle s’en veut d’avoir ébranlé leur amitié pour rien. Presque rien.
Et ce soir, chez Gringo, ce sera comme un nouveau départ. Socquette ne le verra plus de la même façon. Il redeviendra un ami. Un simple ami, cher, mais simple.
Et qui sait, pour des siècles et des siècles. Enfin, quelques mois peut être…
Godillot est là bas, entouré par l’écume des vagues qui viennent se suicider à ses pieds. Il revient d’une course folle contre lui-même à peine essoufflé. Il s’est frotté à des murs d’eau salés, il a nagé jusqu’à la grosse bouée en maillot orange qui faisait la planche au large de la plage, lui a donné un bonjour sans retour et est revenu. Maintenant il marche en direction de Socquette.
Socquette le regarde, pense qu’elle n’a pas de meilleur ami que lui. Qu’elle l’aime bien, même plus que bien. En tout cas au delà de ses attentes à lui. Lui, ne la voit pas, il l’aime bien aussi mais de toute façon en dessous de ses espérances à elle.
Godillot s’approche, elle aimerait que le temps ralentisse car elle a encore besoin de temps pour prolonger sa réflexion. Dès qu’il sera la étendu prêt d’elle, elle perdra le fil de ses idées, troublée.
Elle continue et se dépêche. Penser vite, plus vite. Pourquoi lui et pas un autre ? Tant de différences mais beaucoup de complicité. Elle est blessée, il l’est aussi. Il est commun mais pas pour elle. Pourquoi ? Elle s’égare, ce n’est pas la question qui convient.
En même temps il lui est compliqué en ayant la réponse, de poser la question qui la dérangera le moins. Ils sont amis et ne seront jamais qu’ami. Voila l’idée qui doit être celle de départ. On reprend tout mais cette fois, à l’envers.
Il s’est arrêté et papote avec un môme qui à envoyé son ballon un peu trop loin, comme pour demander à qui veut l’entendre: « Tu joues avec moi ? ». Lui, l’a entendu.
Elle s’est éprise de son ami. Parce qu’il ne lui fait pas peur. Parce qu’il a besoin plus qu’il ne le croit de tendresse et qu’elle en a des tonnes en stock. Parce qu’il ne l’agace pas. Parce qu’il l’agace quand même parfois. Parce qu’il la touche, parce qu’il la fait rire, parce qu’il… tout doux ma belle tu t’égares, recentre le débat !
Parce qu’elle a besoin de sa présence. Parce qu’elle le supporterait. Parce que c’est le seul qu’elle connaisse et qu’elle supporterait.
Godillot s’est remis en route, le gamin est retourné voir sa mère. Son ombre est déjà là, d’abord sur ses pieds puis remonte jusqu’à son ventre. Il secoue la tête pour faire tomber les quelques goutes qui lui restent accrochées aux cheveux sur Socquette, elle râle, il rie, et s’assoit.
Socquette sait maintenant. Elle a compris. Elle s’était simplement trompée, elle avait fait ce choix pour de mauvaises raisons. Elle l’a idéalisé mais pas tant que ça. Elle s’en veut d’avoir ébranlé leur amitié pour rien. Presque rien.
Et ce soir, chez Gringo, ce sera comme un nouveau départ. Socquette ne le verra plus de la même façon. Il redeviendra un ami. Un simple ami, cher, mais simple.
Et qui sait, pour des siècles et des siècles. Enfin, quelques mois peut être…

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